Quelle est la différence entre la course camarguaise et la corrida ?

Nous sommes les deux derniers descendants d’une lignée de champion et pourtant nos destins seront diamétralement opposés. Moi,  je suis né dans un «  campo »  espagnol et ma vie s’achèvera dans les arènes d’Arles pendant une Feria sous les yeux de milliers d’afficionados. Moi, je suis l’emblème de la Camargue, j’incarne la force, la liberté,  j’ai un esprit imprévisible et j’affronterai ma vie durant les hommes en blanc au cours de courses camarguaises. Alors, si vous souhaitez en savoir plus sur cet animal fabuleux qu’est le taureau, n’hésitez plus ! Réservez votre séjour dans notre hôtel camarguais. Les différences entre la course camarguaise et la corrida n’auront plus de secrets pour vous.

hôtel camarguais

Notre point commun, c’est la bravoure de nos mères

Elles ont été testées pour leur combativité, leur agressivité, leur endurance. Sans elle nous serions peut-être déjà en route pour l’abattoir. Mais il ne sert à rien d’essayer de refaire l’histoire. Nous avions les caractères et les caractéristiques physiques requis.

Ce qui fait que moi le futur taureau de corrida, je vais vivre pendant 5 ans loin des hommes. Je passerai ma vie à paître, à grossir et grandir dans les champs. J’atteindrai facilement les 500 kilos.  J’affûterai mes cornes majestueuses lors d’épiques combats contre les miens, qui auront pour seuls spectateurs les oiseaux. Puis, je connaîtrais, le transport et le Corral. Pendant les jours précédant la corrida, je verrai plus d’humains que pendant toute ma vie. Derrière des murs en béton, ils seront plusieurs à m’observer. Je ne suis pas seul dans le Corral, nous sommes six. Les humains spéculent, débattent, lequel d’entres nous sera le plus brave ? Dans quel ordre devrions nous passer ? Je n’entends rien à tout cela. Je suis engourdi par le transport et agacé aussi de me retrouver parqué dans un si petit espace…

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Nous y sommes !

Aujourd’hui le soleil brille de mille feux, c’est la Feria, mais aujourd’hui je vais mourir. La lumière est éclatante. L’humain qui restait avec moi au corral semble différent, il a revêtu un habit de lumière, c’est un toréro. Il sera mon dernier adversaire. Il est entré en piste lors d’un paséo avec tous les participants à la corrida lors d’un défilé initial. Notre combat sera codifié, il s’organise en trois parties.

Au cours de la première partie, le tercio de pique, deux picadors, des cavaliers m’affronteront. C’est déstabilisant, mais je chargerai de bon cœur, heureux de rencontrer de la résistance parce que cette cape qui se désiste sous mon assaut est insupportable. Cette agitation de tissu est appelée une Faena, ces passes de capes bien exécutées font réagir le public. L’arène est remplie de «  Olé » tonitruants, l’orchestre entonne une chanson, pour honorer ce que nous accomplissions mon Toréro et moi. Puis l’atmosphère, change. Je suis fatigué de m’être si bien battu, le silence revient. Une dernière charge héroïque, il sera dit de moi que j’ai été un taureau brave, j’ai répondu à toutes les sollicitations de mon Maestro. Nous avons exécuté une danse sans accrocs. Enfin dans un dernier mouvement, un dernier élan, je rencontre l’objet de mon trépas, cette épée étincelante. Alors tous, les 25 000 personnes présentes, comme un seul homme, m’acclament. Adieu.

Adieu donc grand frère

Mon destin sera différent du tien. Moi, le taureau de course camarguaise. Je ne suis pas destiné à mourir mais à apprendre à chaque course. A devenir plus malin et plus aguerri…

C’est moi, tout autant que les Razeteurs qui écrit, sur le sable des arènes, l’histoire de la course camarguaise. Moi aussi, j’ai grandi en semi liberté dans les étendues sauvages de la Camargue. Je côtoierai plus souvent les humains et ma relation avec eux ne sera létale. Moi aussi, je commencerai ma carrière vers l’âge de 3 ans, les plus endurants d’entres nous peuvent concourir jusqu’à 13 voir 15 ans. Vers la 8eme année, un tournant s’opère. Jusqu’à présent, on disait de moi que j’étais bon mais je vais devenir un excellent taureau de course camarguaise, fort de mon expérience. Je vais vivre jusqu’à 8 courses par saison. Comme les athlètes, j’aurai droit à un mois complet de repos après chaque course.

La saison des courses si vous séjournez dans un hôtel camarguais

La saison de la course camarguaise commence en mars et finit fin novembre. Mais de quoi s’agit t’il exactement ? Mon Paséo s’appelle une Capelado. Il se déroule sur l’air entraînant de Carmen. Tous mes futurs adversaires sont vêtus de blanc et sont répartis en deux files sans ordre préliminaire. Le défilé des razeteurs se termine avec le salut à la Présidence. Mon arrivée est annoncée par une sonnerie de trompette. Je ne resterai pas plus de 15 minutes dans l’arènes. Les Razeteurs aidés de leurs Tourneurs vont effectuer des Rasets pour venir me subtiliser les attributs fixés à mes cornes. Ces attributs sont la cocarde, le gland et les ficelles. Mais leurs techniques ne me sont pas étrangères. Souvent j’irais me positionner dos à la barrière pour tous les avoir à l’œil !

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+ d’information sur notre hôtel camarguais

Tout ceci vous semble folklorique ! Pourtant il s’agit d’un patrimoine vivant que nous vous proposons de découvrir en séjournant dans notre hôtel camarguais.

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